À qui elle s’adresse
À qui aime rester à table longtemps sur les mêmes feuilles. 300 ml donnent deux à quatre petites tasses par
service, et une bonne poignée de feuilles tient sans mal six ou sept services.
Le premier service n’a pas le goût du quatrième. C’est ce qu’on vient chercher.
La forme Xi Shi
C’est l’une des silhouettes les plus reprises du répertoire de Yixing : panse ronde et pleine,
bec court, anse en boucle sur le côté, couvercle affleurant avec un bouton en perle.
Sa réputation tient à la façon dont elle verse. Le bec est court et large à la base : le débit
est franc, il ne goutte pas, et le pot se vide entièrement d’un geste — ce qui compte quand on
enchaîne les infusions courtes sur les mêmes feuilles.
L’argile est une Zhu Ni, la terre rouge de Yixing, celle qui se rétracte le plus
à la cuisson et qui donne les pots les plus sonores.
Une argile qui travaille
Le zisha de Yixing est une terre à grain fin, cuite haut, non émaillée. Elle garde la chaleur
mieux qu’une porcelaine et laisse au thé le temps de s’ouvrir.
Sa porosité en fait un pot qui vieillit : la patine se construit sur des années, à raison d’un
seul type de thé.
Au quotidien
On vide, on rince, on essuie, on laisse le couvercle de côté le temps du séchage. Trois gestes
et le pot est prêt pour la fois suivante.
Le détergent est proscrit — la porosité le retiendrait. Le premier usage se prépare à l’eau
tiède, extérieur puis intérieur, pour éviter un choc thermique sur une terre encore neuve.
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Chaque pot est monté à la main. Cela veut dire des irrégularités :
elles font partie de l’objet, elles ne sont pas des défauts.
Vous recevez le pot et son couvercle. Ce qui traîne autour sur les photos — tasses, plateau,
pince — sert à donner l’échelle et reste chez le photographe.







