Ce qu’on en fait
Un pot de 260 ml se remplit et se vide en une fois — deux à quatre petites tasses. C’est le geste du thé chinois :
peu d’eau, peu de temps, beaucoup de passages.
Le thé se déplie service après service, et un même thé n’a pas deux fois le même goût dans la séance.
Rien que la forme
Aucun décor, aucune gravure, aucun rehaut. Cette théière ne tient que par sa silhouette et par
la qualité de sa terre — c’est la définition même d’une pièce qu’on juge sans indulgence.
La panse est basse et pleine, le bec court, l’anse dessine un cercle franc. Le couvercle
affleure sans saillie, ce qui demande un ajustage soigné : sur ce type de forme, un jeu se voit
immédiatement.
260 ml pour deux à trois petites tasses, en infusions courtes et répétées.
Pourquoi cette argile
Le zisha tient la chaleur mieux qu’une porcelaine du même volume, ce qui laisse aux feuilles
le temps de s’ouvrir sur une infusion courte.
Et parce qu’il n’est pas émaillé, il garde une mémoire du thé. Réservez-lui-en un seul.
Au quotidien
On vide, on rince, on essuie, on laisse le couvercle de côté le temps du séchage. Trois gestes
et le pot est prêt pour la fois suivante.
Le détergent est proscrit — la porosité le retiendrait. Le premier usage se prépare à l’eau
tiède, extérieur puis intérieur, pour éviter un choc thermique sur une terre encore neuve.
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Façonnage à la main, une pièce à la fois. La teinte et le grain varient d’un exemplaire à
l’autre — c’est ce qui distingue un pot d’atelier d’un pot moulé en série.
Article vendu à l’unité : une théière, son couvercle, son filtre quand il y en a un. Pas de
service assorti.








