À qui elle s’adresse
À qui aime rester à table longtemps sur les mêmes feuilles. 280 ml donnent deux à quatre petites tasses par
service, et une bonne poignée de feuilles tient sans mal six ou sept services.
Le premier service n’a pas le goût du quatrième. C’est ce qu’on vient chercher.
La cuisson au four-dragon
Le four-dragon est un four en pente, alimenté au bois, dans lequel la flamme circule le long de
la chambre. C’est la cuisson historique de Yixing, abandonnée par presque tout le monde au profit
du four électrique, et reprise depuis quelques années par une poignée d’ateliers.
Elle ne donne pas deux pièces semblables. La flamme, les cendres et les écarts de température
laissent sur l’argile des variations de teinte et des dépôts que rien ne reproduit à
l’identique.
L’argile est dite « os de dragon, sable doré », de minerai brut.
Une argile qui travaille
Le zisha de Yixing est une terre à grain fin, cuite haut, non émaillée. Elle garde la chaleur
mieux qu’une porcelaine et laisse au thé le temps de s’ouvrir.
Sa porosité en fait un pot qui vieillit : la patine se construit sur des années, à raison d’un
seul type de thé.
Entretien
Rinçage à l’eau claire dès le pot vidé, séchage au torchon, couvercle posé à côté le temps que
l’intérieur sèche.
Jamais de détergent, jamais de lave-vaisselle : le savon s’installerait dans la porosité de
l’argile et ressortirait dans le thé suivant.
Avant la première utilisation, mouillez l’extérieur à l’eau tiède, puis l’intérieur, et faites
tourner pour que toute la paroi chauffe de la même façon.
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Chaque pot est monté à la main. Cela veut dire des irrégularités :
elles font partie de l’objet, elles ne sont pas des défauts.
Vous recevez le pot et son couvercle. Ce qui traîne autour sur les photos — tasses, plateau,
pince — sert à donner l’échelle et reste chez le photographe.






