Pour quel usage
Pour le gongfu cha, la méthode chinoise des infusions brèves et répétées. Avec 220 ml on
sert deux petites tasses, on vide le pot à chaque fois, et les mêmes feuilles repartent pour un tour.
C’est un format de dégustation, pas de partage. Il faut le savoir avant de commander.
L’argile
On l’appelle « noir et or ». Le fond est un brun très sombre, presque noir, dans
lequel affleurent des grains clairs — des inclusions de sable de la terre d’origine, remontées à
la surface pendant la cuisson.
De loin, la panse paraît unie. De près, elle scintille par endroits. C’est un effet de matière,
pas un décor appliqué : il ne peut donc ni s’user ni s’effacer.
La forme est basse et ramassée, avec une anse en boucle et un bec court. 220 ml en font un pot
de dégustation pour deux.
Une terre sans émail
Là où une porcelaine est fermée par sa glaçure, le zisha reste ouvert. Il boit un peu, il rend
un peu, et au fil des mois la paroi prend une couleur plus profonde.
C’est un objet qui se construit à l’usage. Il faut juste accepter de ne pas y préparer
n’importe quoi.
Au quotidien
On vide, on rince, on essuie, on laisse le couvercle de côté le temps du séchage. Trois gestes
et le pot est prêt pour la fois suivante.
Le détergent est proscrit — la porosité le retiendrait. Le premier usage se prépare à l’eau
tiède, extérieur puis intérieur, pour éviter un choc thermique sur une terre encore neuve.
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Façonnée à la main, elle diffère légèrement d’une pièce à l’autre. Attendez-vous à de petits écarts par rapport aux photos :
une nuance d’argile un peu autre, un trait de décor pas tout à fait au même endroit.
La vente porte sur la théière et rien de plus. Aucun service, aucune tasse, aucun plateau
n’accompagne la commande.






