Ce qu’on en fait
Un pot de 200 ml se remplit et se vide en une fois — deux petites tasses. C’est le geste du thé chinois :
peu d’eau, peu de temps, beaucoup de passages.
Ne comptez pas dessus pour une réunion de famille : à ce volume, le thé se partage à deux au plus.
Le filtre à boule
Au départ du bec, à l’intérieur, une demi-sphère criblée de trous fait office de filtre. On
l’appelle filtre à boule par opposition à la grille plate percée directement dans la paroi.
Sa forme bombée multiplie la surface de passage : le débit reste franc même avec des feuilles
entières qui viennent s’y plaquer, là où une grille plate se bouche et fait baver le bec.
C’est un détail invisible une fois le pot rempli, et c’est pourtant lui qu’on remarque à la
troisième infusion.
Pourquoi cette argile
Le zisha tient la chaleur mieux qu’une porcelaine du même volume, ce qui laisse aux feuilles
le temps de s’ouvrir sur une infusion courte.
Et parce qu’il n’est pas émaillé, il garde une mémoire du thé. Réservez-lui-en un seul.
Entretien
Rinçage à l’eau claire dès le pot vidé, séchage au torchon, couvercle posé à côté le temps que
l’intérieur sèche.
Jamais de détergent, jamais de lave-vaisselle : le savon s’installerait dans la porosité de
l’argile et ressortirait dans le thé suivant.
Avant la première utilisation, mouillez l’extérieur à l’eau tiède, puis l’intérieur, et faites
tourner pour que toute la paroi chauffe de la même façon.
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Attention à la taille. 200 ml, c’est deux petites tasses,
pas une théière de table. Les photos ne donnent aucune échelle par elles-mêmes — un pot de
200 ml et un pot de 800 se photographient exactement pareil. Fiez-vous à la contenance, pas
à l’image.
Façonnage à la main, une pièce à la fois. La teinte et le grain varient d’un exemplaire à
l’autre — c’est ce qui distingue un pot d’atelier d’un pot moulé en série.
Article vendu à l’unité : une théière, son couvercle, son filtre quand il y en a un. Pas de
service assorti.








