Ce qu’on en fait
Un pot de 240 ml se remplit et se vide en une fois — deux à quatre petites tasses. C’est le geste du thé chinois :
peu d’eau, peu de temps, beaucoup de passages.
Le thé se déplie service après service, et un même thé n’a pas deux fois le même goût dans la séance.
La forme calebasse
Deux renflements superposés, un petit sur un grand, séparés par un étranglement : c’est la
silhouette du fruit de la calebasse, l’une des formes anciennes du répertoire de Yixing.
Elle n’est pas décorative seulement. L’étranglement fait remonter les feuilles pendant
l’infusion et les empêche de tasser au fond, ce qui change la façon dont le thé s’ouvre.
La calebasse est aussi, dans la culture chinoise, un objet de bon augure — on la suspend chez
soi pour ce qu’elle contient. Une théière qui en prend la forme n’est jamais tout à fait un objet
neutre.
Pourquoi du zisha
L’argile de Yixing n’est ni vernie ni émaillée : elle respire. Un pot bien mené s’imprègne des
thés qu’il a reçus et finit par en porter la trace, ce qu’aucune porcelaine ne fait.
En contrepartie, elle demande de la discipline : pas de savon, pas de mélange de familles de
thé, et un rinçage immédiat.
L’entretien d’un pot poreux
Eau claire et torchon, tout de suite après le service. Le pot sèche couvercle ôté pour que
l’intérieur ne reste pas humide.
Ni détergent ni lave-vaisselle : la terre n’est pas fermée, elle prendrait le goût du produit
et le garderait.
Avant la première infusion, faites-le monter doucement en température à l’eau tiède plutôt que
de lui envoyer de l’eau bouillante à froid.
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Tournée main, cuite à l’unité. La couleur définitive se joue au four et bouge d’une fournée à
la suivante.
Une théière, rien d’autre : les accessoires des photos de mise en scène ne sont pas inclus.







